Sandrine Jolion est la présidente de l’association Handiscret.

L’association a été créée en avril 2021. Ses membres se mobilisent pour sensibiliser le grand public, et tout particulièrement les scolaires, sur les handicaps « discrets » comme les troubles Dys, de l’hyperactivité, mais également le haut potentiel intellectuel.

Le paysage associatif de la commune s’est agrandi en 2021, avec la création d’une toute nouvelle structure. Son nom : Handiscret. Elle a été fondée en avril 2021 par trois personnes. À savoir Marie-Pierre Duceau-Clertant, Virginie Beyrand-Feneul, et Sandrine Jolion, qui est la présidente d’Handiscret.

Informer pour prévenir la discrimination et les malentendus

Sandrine Jolion vit au quotidien au contact de personnes touchées par un handicap discret. « J’ai moi-même un enfant qui a été diagnostiqué Haut Potentiel Intellectuel et un autre de mes enfants qui est atteint du trouble du spectre de l’autisme. Et j’ai constaté qu’il y avait beaucoup d’incompréhensions autour de ces sujets, des préjugés, voire des personnes qui m’affirmaient que cela irait mieux lorsque mes enfants grandiraient. C’est de là qu’avec des amies, on a fait le choix d’aborder le handicap discret, auprès du grand public », raconte Sandrine Jolion. De cette expérience personnelle, Sandrine Jolion s’en est inspirée pour donner à l’association Handiscret toute son utilité : sensibiliser le public aux handicaps invisibles, afin d’éviter les malentendus et les discriminations subies par les personnes qui en sont atteintes. «  On est surtout là pour informer et expliquer parce qu’on s’est rendu compte que les personnes ne se rendent pas compte de ce qu’est un handicap discret, il faut vraiment le vivre pour le comprendre », affirme Sandrine Jolion. Le handicap invisible étant, par définition, indétectable à l’œil nu, il n’est pas rare que les comportements des personnes qui en sont atteintes fassent l’objet de mauvaises interprétations. « C’est ce qu’on appelle les troubles associés. Par exemple, le public extérieur a du mal à saisir la notion de fatigabilité : le fait qu’une heure de socialisation nécessite une heure de repos, par la suite », détaille Sandrine Jolion.

Sensibiliser le public scolaire

C’est pour prévenir toute forme d’incompréhension que l’équipe d’Handiscret cible principalement la jeunesse, et plus généralement le milieu scolaire, dans son action de prévention. « Être sensibilisé aux handicaps discrets offre la possibilité d’accepter les différences et d’éviter le harcèlement scolaire, dont les enfants atteints de handicaps invisibles peuvent être victimes. On espère également sensibiliser le corps enseignant à ces questions », affirme Sandrine Jolion. « C’est important de se pencher sur la question du parcours difficile que ces personnes ont dû traverser durant leur scolarité, afin d’intégrer le monde du travail. En effet, avant de devenir des employés, ces personnes atteintes de handicaps discrets ont été des élèves, et c’est en cela que notre démarche cible également les employeurs et les acteurs du monde du travail. »

Se renseigner sur l’association Handiscret

Afin de prendre contact avec l’association ou de suivre son actualité, il est possible de suivre Handiscret sur Internet. L’association possède son propre site Web : handiscret.fr. L’association a également une présence sur les réseaux sociaux, notamment au travers de sa page Facebook : « handiscret ». Pour tout autre renseignement, il est possible de joindre directement le standard téléphonique de l’association.

Qu’est-ce qu’un handicap considéré comme discret?

Sandrine Jolion, la présidente de l’association Handiscret, l’affirme. « Les personnes qui en sont atteintes n’aiment pas le terme de handicap invisible» puisqu’elles doivent vivre avec ce handicap au quotidien, donc il est visible pour elles, et même pour les personnes qui les entourent, notamment par la manifestation des troubles annexes. C’est pourquoi nous avons choisi d’employer le terme de handicap «discret ». » Mais à quoi fait référence cette appellation ?

Des handicaps innés à la naissance

Le handicap invisible renvoie aux troubles dys (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie etc), le trouble du spectre autistique (TSA), le trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), mais également le haut potentiel intellectuel (HPI). Des handicaps innés dès la naissance, parfois indétectables pour les personnes neurotypiques. L’équipe de Handiscret tient aussi à faire comprendre aux personnes atteintes de ces handicaps que ceux-ci constituent une véritable force. « On est aussi là pour expliquer que ces handicaps discrets sont comme des super-pouvoirs pour les personnes touchées, qui ont, par exemple, une sensibilité plus accrue au monde qui les entoure », conclut Sandrine Jolion.

Le Messager, 28/11/2021


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